
Dénervation discale - Annuloplastie
par radiofréquence monopôlaire (D.D.A.R.F).
A.
DEPLAS1,
A. CHAUVIERE1, M. DE SEZE2, J. LOMBARD1, E.
ALAVA³,
M. FORGERIT1, B. LAVIGNOLLE2,, J.M. VITAL2 .
1Service de médecine Physique & réadaptation, CHG Niort,
2Service d‘Orthopédie & réadaptation, CHU Bordeaux.
³Centre de la douleur
lombaire chronique, Vitoria. Espagne.
Introduction :
Nous avons mené une
étude ouverte sur les dénervations discales par radiofréquence à partir de juin
2000 portant sur 51 patients
Objectif :
Mesurer l’efficacité
de la dénervation discale RF chez des patients souffrant de lombalgie discale
chronique avec échec du traitement médical, de la rééducation et des
infiltrations articulaires postérieures.
Critères d’inclusion :
Lombalgie dominante
évoluant depuis plus d’un an par insuffisance discale. Cette dernière devait
répondre aux critères de Troisier .Elle pouvait être associée à une douleur
pseudo-radiculaire dite « référée ». Aucun signe neurologique ne
devait être constatée à l’examen clinique. L’imagerie permettait d’éliminer
l’existence d’une hernie discale ou d’une sténose lombaire.
Critères d’exclusion :
Le rachis ne
présentait pas de trouble statique dégénératif (spondylolisthésis, scoliose) ni
d’hypermobilité segmentaire. Aucun geste antérieur
n’avait été effectué sur le disque à traiter. Il n’existait pas de notion
d’accident de travail.
Procédure :
Sous
neuroleptanalgésie, dans des conditions d’asepsie,la
dénervation discale par RF était effectuée. Le malade placé en décubitus
ventral, avait dans un premier temps par voie postero-latérale
une discographie (volume discal compris entre 3 & 5cc maximum) avec réponse
douloureuse, puis était mesurée l’impédance discale (100 à 150 Ohms). Après
test de stimulation motrice de sécurité, 6 tirs à 90° pendant 90 secondes (150 miliampéres, 25 Volts) étaient effectués avec instillation
de serum physiologique pour un total de 6000 joules.
Méthodologie :
A l’inclusion,
étaient relevés les données suivantes : état civil, sexe, durée
d’évolution de la lombalgie, EVA, Incapacité, Qualité de vie : Oswestry,
les données d’imagerie (radiographies, TDM, IRM du rachis lombaire). Les
patients devaient répondre aux critères d’inclusion avec une discopathie
évidente en imagerie.
Une évaluation est
programmée à 1, 3, 6 et 12 mois, avec mesure de l’EVA, incapacité et Oswestry
ainsi que la consommation médicamenteuse et l'indice de satisfaction des patients.Aucun patient n’a été perdu de vue.
Résutats :
Les résultats préliminaires sont les suivants : 51 patients ont été inclus dont
24 hommes ; l’âge moyen était de 40.1 ± 8.33 , la durée de la lombalgie de 5.8 ans±3.7 . l’EVA initial de 7±1.6 [3.5-9], Oswetry initial de 53±10[34-70].
A 1 mois, l’EVA moyenne était de 2.8±1.5[0-6], l’Oswestry de 21.15±12.7[6-45].
A 3 mois, l’EVA moyenne était de 2.65±1.5[0-6], l’Oswestry de 19±11[0-40].
Une différence significative a été constatée entre EVA initiale et à 1 & 3 mois ; de même pour l’incapacité et qualité de vie. 35 patients sont très améliorés à 3 mois et satisfaits du traitement soit 68,6%.Tous suivent un programme physique de reconditionnement musculaire..Aucune complication n’a été retenue.
Conclusion :
L’efficacité a été
démontrée à 1 mois, et 3 mois de la dénervation discale – annuloplastie par RF
dans le cadre du traitement des lombalgies discales chroniques ou récidivantes
où il y avait une indication d’arthrodèse ou de prothèse. chez
des patients jeunes . L’évaluation à long terme permettra de vérifier si cet
effet antalgique est durable.